Les métiers de l’informatique soutiennent les mobilisations pour la retraite et demandent le retrait du projet gouvernemental

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Face au mouvement de grève qui s’étend, le gouvernement s’efforce de diviser les salarié·e·s. Il oppose celles et ceux qui seraient des « privilégié·e·s » (sic) à celles et ceux qui travaillent dur, celles et ceux qui sont né·e·s avant 1975 à celles et ceux qui sont né·e·s après, les femmes aux hommes, les salarié·e·s du public aux salarié·e·s du privé. Basée sur des infox, cette stratégie de division est dangereuse pour l’avenir de la France car elle casse et détruit tout ce qui fait société dans notre pays.

 

En effet, la réforme des retraites appauvrira l’ensemble des salarié·e·s, public ou privé, dans les grandes entreprises comme dans les petites. Elle prévoit de calculer la retraite sur l’ensemble de la carrière et non plus sur les 25 meilleures années : le niveau de toutes les pensions s’effondrera mécaniquement surtout dans nos carrières qui commencent souvent par de longues périodes de stages peu ou mal rémunérées. Elle prévoit également d’appliquer une décote à celles et ceux qui partent en retraite avant 64 ans, et remplacera notre système de retraites par répartition par un système par points qui permettra au gouvernement de réduire le montant des pensions à sa guise. Avec cette réforme, chacun·e d’entre nous devrait partir plus tard, avec une pension moins importante, et davantage d’incertitudes.

 

Pourtant, les solutions existent pour renforcer notre système de retraites, qui est l’un des plus efficaces au monde. À titre d’exemple, la mise en œuvre d’une véritable égalité salariale entre les hommes et les femmes générerait 18,5 milliards d'euros de cotisations supplémentaires et permettrait de financer les retraites pour tou·te·s. Oui , les moyens existent afin de financer nos retraites : taxation des revenus financiers, arrêt du CICE et des exonérations patronales de cotisations sociales, requalification en salarié des travailleurs des plateformes qui le souhaitent, combattre réellement la fraude fiscale des multinationales.

 

Les fonctionnaires, les cheminots, les agents de la RATP, les enseignants, les salariés de la santé et de l’industrie ont été les premiers à faire grève pour s’opposer à cette réforme. Nous tenons à saluer le sacrifice de salaire qu’ils consentent au service de notre bien commun à tous. Mais nous pensons aussi qu’ils doivent être rejoints dans ce combat essentiel par toutes celles et tous ceux qui le peuvent. C’est pourquoi nous, salariés ou étudiants dans les différents métiers de l’informatique, techniciens, ingénieurs, enseignants, chefs de projet, apprentis ou chercheurs, appelons aujourd’hui l’ensemble de nos collègues à rejoindre les cortèges, à manifester toute leur solidarité à la mobilisation en cours et à y participer d’une manière ou d’une autre jusqu’au retrait de ce projet mortifère.

 

Il en va du respect de notre travail, de nos métiers, de nos droits et de ceux de nos enfants.

Premier-e-s signataires :

Patrick Ablard, ingénieur en électronique, Sophie Binet co-secrétaire générale de l’UGICT-CGT, Danièle Bourcier, directrice de recherche émérite au CNRS, Aurélien Delay développeur Amadeus, Sébastien Elka, ingénieur chercheur, Zahïa Ichou, informaticienne, ingénieur d'étude dans l'enseignement, Rostan Kezal, administrateur infrastructure, Marie José Kotlicki, co-secrétaire générale de l’UGICT-CGT, Michel Lamure; professeur émérite à Lyon en informatique, Ivan Lavallée Professeur émérite d’informatique, Yann Le Pollotec, informaticien, fondateur des États généraux de la révolution numérique, Sébastien Lorian, responsable informatique dans une PME, Victor Lutfalla, moniteur d'informatique à l'IUT Villetaneuse, Hugo Pompougnac, doctorant en informatiqu, Théau Poulat, développeur web, Jean-Christophe Rannou, ingénieur en électronique, ancien prestataire de service. Yann Régis-Gianas, maître de conférences en informatique, Michel Roux webmestre, formateur à la sécurité sur internet, Jean-Baptiste Yunès, maître de conférences en informatique